Swann Périssé : Pourquoi votre colère est un GPS de survie et votre calme une soumission

Face à l’urgence climatique et aux injustices systémiques, l’injonction au calme agit comme un anesthésiant politique. L’humoriste et militante Swann Périssé déconstruit le mythe de la "ménagère écolo" pour réhabiliter la colère comme une force motrice indispensable. Dans cet épisode, elle nous explique pourquoi rester "sage" est une forme de soumission et comment utiliser son indignation comme un véritable GPS de survie.


De la vente de légumes au stand-up engagé : le parcours de Swann Périssé

Avant de remplir les salles de spectacle, Swann Périssé a connu la réalité du terrain, travaillant sur les marchés dès l'aube avant d'écrire ses vidéos et de monter sur scène le soir. C’est au contact des produits qu'elle s'éveille à l'écologie, tout en réalisant que le temps nécessaire pour un mode de vie "zéro déchet" parfait est souvent un privilège bourgeois. Aujourd'hui, avec son spectacle Calme, elle utilise son humour cash pour dénoncer le sexisme et l'inaction climatique, transformant sa souffrance en outil de sensibilisation massive.


La colère comme GPS : Sortir de la soumission au calme

Votre colère est un signal de navigation, pas un problème

Swann compare la colère au réflexe vital de retirer sa main d'une plaque de cuisson brûlante : c'est un signal physique qui indique un danger immédiat. Étymologiquement, émotion vient de movere (mettre en mouvement) : votre colère est donc le GPS qui vous indique qu'il faut bouger car quelque chose n'est pas "OK". Ignorer ce signal, c'est choisir de se laisser brûler.


Le calme imposé : une soumission politique

On apprend aux petites filles et aux opprimés à être sages, polies et souriantes. Cette éducation au "calme" est une dépossession : elle nous prive de l'émotion la plus apte à nous mettre en mouvement pour changer les choses. Rester calme face à l'injustice, c'est accepter une forme de soumission au système qui nous demande de marcher la tête basse au lieu de nous mobiliser.


L'humour comme scalpel pour briser le déni

Pour illustrer le refus d'écoute, Swann a inventé la métaphore du "Tout petit PC" : ces hommes qui ne possèdent que les touches M, O, et I sur leur clavier. Par le rire, elle ridiculise l'égocentrisme qui empêche de participer à la lutte collective, utilisant l'humour pour forcer une prise de conscience là où le discours militant classique échoue.


FAQ : Pourquoi arrêter de "gérer" sa colère ?

Pourquoi la société veut-elle absolument nous calmer ?

Le système tend à médicaliser ou à individualiser la colère pour éviter qu'elle ne se transforme en action politique collective. En faisant croire que votre indignation est un problème personnel de "gestion émotionnelle", on vous maintient dans une soumission passive au lieu de vous laisser attaquer la racine des crises.


Comment utiliser concrètement ce GPS émotionnel ?

Swann propose de s'allonger 10 minutes pour décrire physiquement ce qui se passe dans le corps (boule dans la gorge, nœud au ventre). En nommant ces sensations, on cesse d'avoir peur de son propre "volcan" intérieur. Une fois l'émotion accueillie et traversée, elle devient une énergie disponible pour l'action plutôt qu'une charge réprimée.


La colère peut-elle être une solution globale ?

Oui, car elle permet de passer de la charge mentale du "zéro déchet" individuel à la lutte politique globale. Que ce soit contre le sexisme ou l'effondrement, la colère est le moteur qui permet de refuser d'être une "baguette tradition" (lisse et conforme) pour enfin exiger un changement de structure profond.


Passez à l'action : Pour arrêter de subir et apprendre à utiliser votre propre GPS intérieur, foncez voir le spectacle Calme de Swann Périssé ou découvrez ses projets écologiques sur sa chaîne "Vert chez vous".

Transcription intégrale du podcast Soif de Sens avec Swann Périssé sur la colère écolo

Ce texte est une transcription du podcast Soif de Sens générée automatiquement par un logiciel. Des erreurs peuvent s'être glissées dans le texte. Il est notamment fréquent que la fin d'une phrase soit coupée et apparaisse au début de l'intervention suivante.

Le parcours de Swann Périssé : du marché de légumes au stand-up

Pierre Chevelle [00:00:00]:
Les amis, je suis désolé pour le son. Je vous rassure, ça s'écoute quand même très bien. Alors bonne écoute, régalez-vous bien avec les blagues de Swan. Un tonnerre d'applaudissements pour Swan s'il vous plaît! Bienvenue dans Soif de Sens, l'émission qui t'aide à construire une vie et une société pleine de sens. Chaque semaine, je reçois un humain inspirant pour t'aider à incarner le changement. Et aujourd'hui, on accueille l'humoriste Swan Périssé. Faites du bruit pour Swan! Là, c'est long. Salut Swan, ça va?

Swann Périssé [00:00:44]:
Oui, ça va très très bien. Je suis très contente d'être ici.

Pierre Chevelle [00:00:47]:
Si tout se passe bien, on va rire en parlant d'émotion et surtout de colère, de colère écolo et féministe. Et on est à la Recyclerie pour un enregistrement de podcast avec du public. Comment ça va à la Recyclerie? Ensemble, tu te présentes en 10 secondes, t'es productrice et humoriste, sur scène et sur les réseaux sociaux où clairement tu cartonnes, t'as un humour cash qu'on aime beaucoup, où tu parles autant de tes histoires de cul pour dénoncer le sexisme et le patriarcat.

Swan Périssé [00:01:13]:
Et parfois juste pour rigoler aussi.

Pierre Chevelle [00:01:14]:
Que de toilettes sèches et d'effondrement. Tu vas voir, comme toi, je fais des prises de parole un peu longues, mais après tu peux... T'inquiètes, t'inquiètes.

Swan Périssé [00:01:20]:
Il m'a mis un petit taquet, là, au passage, on est d'accord. Comme toi, parfois, je parle pendant des heures sans laisser les autres en placer une.

Pierre Chevelle [00:01:26]:
Ça risque de se chambrer un peu pendant les deux heures. Pour commencer, comme beaucoup d'humoristes, t'as galéré avant de percer. Tu racontes que tu vendais des légumes de 6h du mat' à 14h. Tu faisais des vidéos YouTube l'après-midi et le stand-up le soir. Je ne sais pas pourquoi je te vois trop gueuler sur les marchés. Deux euros le kilo de patates, messieurs-dames! Alors oui, en vendant tes légumes au marché, t'as commencé à t'intéresser à l'écologie via ce qu'on mange. Mais tu dis qu'en vrai, t'es surtout devenu écolo une fois que t'as commencé à gagner ta vie et avoir du temps. Tu peux nous raconter?

Swan Périssé [00:01:55]:
Oui tout à fait, disons que j'ai traversé une petite période de précarité relative parce que j'ai toujours eu des amis, de la famille, j'ai grandi à Paris donc je sais pas si on peut vraiment appeler ça de la précarité, mais j'ai eu des moments où je dormais vraiment pas beaucoup la nuit et je courais entre les jobs et les Et les scènes, parce qu'en gros je faisais des jobs pour gagner ma vie, notamment au marché, où j'étais pas du tout dans un marché où on criait comme ça d'ailleurs. C'est vraiment le cliché. Le cliché des tomates, mais vraiment la plupart des gens au marché ne font pas ça. Mais quand on est parisien, on croit que c'est ça le marché, parce qu'on va pas au marché.

Pierre Chevelle [00:02:32]:
Bref.

Swan Périssé [00:02:33]:
Mais bon, c'est pas grave. et donc je dormais très peu la nuit quoi, je dormais 6h à peu près, le matin j'allais au marché, l'après-midi j'écrivais des vidéos, je tournais des vidéos YouTube et le soir j'allais sur scène parce que je fais du stand-up depuis longtemps même si ça fait pas longtemps que je fais des spectacles accessibles, qu'on peut voir facilement quoi. En gros j'ai fait beaucoup de spectacles sans être connue, donc beaucoup de spectacles avec pas de public dedans et là maintenant il y a du monde quoi donc c'est cool. Et oui, à ce moment-là, j'avais le temps de cuisiner parce que j'avais des légumes gratos en travaillant au marché, mais j'avais pas le temps de lire des livres, j'avais pas le temps d'écouter des conférences, j'avais pas le temps de développer, d'aller dans des écolieux, de réfléchir à ma consommation de transport alimentaire, etc. Et c'est vrai que j'ai eu besoin de me dégager du temps. Et quand est-ce qu'on a du temps? C'est quand on est dans une situation un peu moins précaire. Donc je vais soit à un CDI, soit du temps le week-end, le soir ou à d'autres moments. Et que donc on n'est pas, quand t'es en indépendant, comme ça a été mon cas toute ma vie, t'es pas à deux semaines près sans revenu.

Swan Périssé [00:03:36]:
Là, tu peux te permettre de lire des livres, de développer des comptes, de prendre des notes, etc. Et donc longtemps, j'ai dit Il y a une partie de l'écologie qui est très bourgeoise, qui nécessite du temps pour développer, notamment le zéro déchet, changer son quotidien dans l'appart, dans sa maison. Mais oui, je pense que ça demande du temps de réfléchir et tout. Maintenant, ma vision a encore changé. Je ne pense pas que l'écologie est bourgeoise, parce que je me suis rendu compte c'était aussi militant, que c'était une réflexion politique et que tout le monde pouvait avoir accès à la politique et à la lutte. Mais disons, la façon dont on a l'impression qu'on doit changer nos quotidiens pour faire de l'écologie, ça nécessite du temps, donc c'est bourgeois et on remet la responsabilité sur les individus. Et depuis, ma réflexion a été poussée au fait que c'est aussi de la lutte politique et des réflexions globales qu'on peut avoir tous et toutes ensemble. Ce n'est pas juste faire sa propre légime.

Pierre Chevelle [00:04:30]:
Non, effectivement.

Le spectacle "Calme" et la gestion de la colère

En ce moment, tu joues ton spectacle « Calme » à Paris jusqu'à la fin du.

Swan Périssé [00:04:35]:
Mois. Dépêchez-vous. J'étais sur scène hier soir et je serai sur scène.

Pierre Chevelle [00:04:38]:
Ce.

Swan Périssé [00:04:39]:
Soir. Oui. Il y a beaucoup plus de monde, bande.

Pierre Chevelle [00:04:41]:
De losers. Voilà comment elle vous donne envie de venir à son spectacle. Puis en tournée avril-mai-juin partout en France, apparemment, tu as toujours eu des problèmes de colère et tu as dit à tes potes « les gars, j'ai trouvé la solution à mes problèmes de colère ». C'est quoi le délire? Parce qu'eux ils étaient là, tu vas enfin.

Swan Périssé [00:05:00]:
Avoir une cis, ouais. T'es.

Pierre Chevelle [00:05:01]:
Venu.

Swan Périssé [00:05:01]:
Voir mon sujet? Non.

Pierre Chevelle [00:05:03]:
Qui t'a dit ça? Je.

Swan Périssé [00:05:05]:
Ne sais même pas. C'est incroyable. Ce n'est pas lui qui a préparé l'interview en fait. Non, parce que je parle vraiment, vraiment de ça sur scène, mais je ne me souviens pas d'en.

Pierre Chevelle [00:05:11]:
Avoir parlé en interview. Peut-être c'est ton assistante qui.

Swan Périssé [00:05:14]:
M'A envoyé les extraits. Ah oui, d'accord, ça doit être ça. En gros, je raconte pendant tout le spectacle, en fait, il y a des échanges avec ma meilleure amie Louane, qui me dit que j'ai des problèmes de colère et qu'il faut que je les gère, etc. Donc, je raconte tout le spectacle, le spectacle qui s'appelle Calme, parle de mon cheminement à travers la colère et d'avoir la culpabilité d'avoir été en colère, les solutions politique et de lutte que j'ai trouvé au fur et à mesure. Et donc il y a un moment où je dis à Louane, j'ai trouvé une solution et elle me regarde et je vois le sourire sur son visage et je vois se dessiner sur ses lèvres le mot une thérapie. Et je suis là, pas du tout, je vais écrire un spectacle de stand-up. Je vais rentabiliser ma souffrance! Ça a été l'une des solutions.

La fonction physiologique et politique de l'émotion colère

Au début, je raconte qu'on me disait que j'avais un problème de colère, un problème de colère, et qu'au fur et à mesure, je me suis rendue compte que le problème était plus global et que ce n'était pas un truc qui pouvait se résoudre en travaillant sur sa responsabilité individuelle et sur son développement personnel, mais que c'était de l'indignation en fait, qu'il y avait beaucoup de raisons d'être indigné.

Swan Périssé [00:06:18]:
Tout le monde qui dit « il y a de la raison », les militants de gauche sont là ce soir. enfin cet après-midi, et ça le fait moins. Les militants de gauche sont là cet après-midi, ça le.

Pierre Chevelle [00:06:26]:
Fait beaucoup moins que ce soir. L'événement, je ne pouvais pas dire soirée, je ne sais pas quoi.

Swan Périssé [00:06:30]:
Du coup, j'ai galéré à trouver. Les militants de.

Pierre Chevelle [00:06:33]:
Gauche sont là pour le goûter. En vrai, ça ramènerait du monde. Alors, on a prévu, je vais dire de l'Ice Tea, mais non, c'est nul. Il faudrait un truc, du thé à kombucha, je ne sais pas quoi. Tu penses qu'on devrait être.

Swan Périssé [00:06:44]:
Plus en colère qu'on ne l'est? Oui, je pense qu'on devrait être plus en colère qu'on ne l'est. Par contre, je pense que c'est très désagréable de traverser sa colère et de la ressentir, de la traverser dans le corps. En fait, ce que j'explique dans le spectacle, c'est qu'on nous a... Je parle surtout des femmes, mais je parle aussi des pauvres et des opprimés. J'explique qu'on nous a déconnectées de l'émotion de la colère, notamment les petites filles, en disant d'être sages, d'être polies, d'être souriantes, et qu'en fait, on nous a dépossédées d'une... de l'émotion la plus à même, à nous aider à nous mettre en mouvement, ou à lutter, ou à changer les choses dans notre vie et dans notre entourage. Et en fait, la colère, c'est un signal qui est là pour te dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Donc ce n'est pas être en colère qui n'est pas OK, c'est ne pas écouter cette colère.

Swan Périssé [00:07:27]:
Et en fait, le mot émotion, ça vient du latin mot verre, qui veut dire mettre en mouvement. Et donc, une émotion, c'est quelque chose qui est là pour te dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Comme quand tu mets ta main sur une plaque de cuisson brûlante, ta main, elle va se retirer directement parce qu'il y a un danger. En fait, les émotions, elles sont là pour te dire qu'il y a un danger, il y a quelque chose qui ne va pas, il y a quelque chose qui n'est pas OK et il faut bouger, il faut se mettre en mouvement. Et en fait, vu qu'on nous a appris à étouffer notre colère, on nous a appris que c'était pas bien d'être en colère, que c'était interdit, que c'était illégal, que c'était pas ok, qu'il fallait juste accepter la vie qu'on nous propose, marcher la tête basse et on pouvait rigoler. sur Insta et aller consommer pour se calmer, on ne sait plus se mobiliser en fait. On ne sait plus s'en parler ensemble, dire « toi t'as la même colère, moi aussi », c'est-à-dire qu'il y a un truc global qui ne va pas et on a transformé ça en problème, alors que ce n'est pas un problème d'être en colère. Ce qui est un problème, c'est de ne pas agir en fonction ou d'être tout le temps en colère.

Swan Périssé [00:08:25]:
Donc.

Pierre Chevelle [00:08:25]:
C'Est clairement notre système qui a un problème. Arrêtez de médicaliser ou d'individualiser les.

Swan Périssé [00:08:30]:
Trucs, les coïncidés, la colère, etc. Ça peut aider, mais.

Pierre Chevelle [00:08:32]:
Ce n'est pas la seule chose qui explique... Si tu ne.

Swan Périssé [00:08:36]:
T'Attaques pas.

Pierre Chevelle [00:08:36]:
À la racine du truc, forcément... C'est ça.

Convergence et différences entre colères écolo et féministe

En tant que femme humoriste qui met des décolletés et qui parle de sextoy, tu te prends des vagues de sexisme H24. D'un autre côté, tu es devenue de plus en plus écolo et donc en colère aussi face à la destruction du vivant. Entre ta colère écolo et ta colère féministe, en quoi est-ce que c'est la.

Swan Périssé [00:08:55]:
Même colère? En quoi est-ce qu'elles sont différentes? Moi, je trouve que je subis plus le sexisme au quotidien que les conséquences du réchauffement climatique ou de la chute de la biodiversité et tout. Je pense que si on peut réécouter ce podcast dans dix ans, ça aura peut-être changé. Moi, j'ai essayé de mettre parmi les privilégiés en France aujourd'hui, donc je ne le sens pas dans mon quotidien. Je n'ai pas l'impression de souffrir terriblement des canicules, même si on en souffre tous sans le voir, parce que les productions de nourriture sont impactées par ça, entre plein d'autres choses. Mais alors que le sexisme, je le vis tous les jours, dans la rue, au travail. dans ma sexualité, dans mes relations amicales, dans mes relations amoureuses, dans les remarques que j'entends, dans le harcèlement sur Internet et tout. Donc moi, vu que ma comédie, elle parle beaucoup de la colère, elle part beaucoup de la colère, les vannes, et bien quand on... C'est plus facile pour moi de faire des blagues contre le sexisme, entre guillemets, parce que c'est le trait quotidien, c'est très énervant, c'est les commentaires, voilà.

Swan Périssé [00:09:53]:
Et alors que l'écologie, il faut plus que je creuse, que je comprenne ce qu'il se passe. Donc... Mais... Je pense que c'est difficile d'être écolo sans être féministe, parce que tu essaies d'opérer un changement de système. C'est plus une colère sourde de système, mis à l'écologie, où tu es là, genre, on fonce dans le mur, on y va tous en souriant, comme des petits robots, et c'est énervant. Alors que le sexisme, je peux plus agir.

Pierre Chevelle [00:10:16]:
Dessus au quotidien, je fais plus de conversation. Oui, tu vois le mec qui.

Swan Périssé [00:10:18]:
Te fait une remarque.

Pierre Chevelle [00:10:19]:
Sexiste, tu vois l'ennemi. Oui, c'est ça, exactement.

Méthode d'auto-bienveillance : traverser ses émotions en 10 minutes

Toi qui as longtemps été débordé par tes émotions, entre les insomnies, la colère donc, les boules dans la gorge, etc. Par exemple, tu es culpabilisé d'être une mauvaise ménagère. Le ménage, ce n'est pas ton kiff. Moi non plus. Il y a même un de tes ex qui t'a dit « cache, j'aurais voulu avoir une femme plus traditionnelle ». Et toi, tu es là « mais je ne suis pas une baguette tradition en fait ».

Pierre Chevelle [00:10:44]:
mais tu as appris à accepter de vivre tes émotions et deux, trois fois par semaine, tu prends, je ne sais pas combien, peut-être dix minutes pour traverser tes émotions. Pour qu'on reparte d'ici avec un peu des conseils pratico-pratiques, ça ressemble à.

Swan Périssé [00:10:56]:
Quoi ces moments d'auto-bienveillance pour accueillir ses émotions et notamment la colère? C'est quelque chose que je fais comme on fait sa toilette, comme on prend sa douche ou on brosse les dents. C'est vraiment un exercice. Je sais qu'il y a des gens qui arrivent à faire ça pour le ménage ou à faire du sport. Et je pense que c'est vraiment nécessaire de pouvoir faire face à sa tristesse ou à sa colère. Donc, objectivement, j'ai vraiment l'air d'une folle, mais je vous conseille de le faire. Les trois grosses émotions qui traversent mon corps régulièrement, c'est la colère, la tristesse et la culpabilité. C'est comme... j'imagine un petit personnage, mais c'est quelqu'un qui vient toquer à ta porte et qui dit j'ai besoin de vivre, j'ai besoin d'exister dans ton corps et tout, donc regarde-moi parce que sinon je vais rester là tout le temps.

Swan Périssé [00:11:38]:
Et donc si vous êtes en colère et que pendant, je vais dire plusieurs jours, mais je sais qu'il y a des gens que c'est pendant plusieurs années, vous êtes là non c'est bon je suis pas en colère, non c'est bon je suis pas en colère, vous aurez toujours une partie réprimée au fond de votre ventre ou au fond de votre tête qui dira j'ai envie d'exister, j'ai envie d'exister. Donc objectivement, je m'allonge, soit je mets de la musique, soit j'en mets pas, et j'essaie de décrire ce qui se passe dans mon corps, moi-même, je le dis à voix haute, je dis là j'ai mal dans le bas du ventre, j'ai des boules dans la gorge, j'ai l'impression que mon diaphragme est contracté, j'ai des fourmis dans les jambes, voilà, donc je le dis et avec une deuxième voix, ce qui n'améliore pas du tout dans le schizophrénie. C'est pas vraiment ça être schizophrène, c'est pour la vanne. Une deuxième fois, j'accueille ça. Je dis, c'est OK. Si c'est la tristesse, je dis, vas-y, laisse-la brûler tout ton corps. Je la laisse arriver et je décris ce qui se passe. J'ai envie de pleurer, j'ai peur ou je tremble.

Swan Périssé [00:12:37]:
Si vous avez peur de faire ça, parce que ça fait hyper peur, notamment quand vous êtes très en colère, et j'en parle dans le spectacle aussi, la personne qui m'a appris à faire ça, au début, j'étais là, non, c'est pas possible. J'ai peur que ce soit un volcan, brûle tout ce qu'il y a autour. J'ai trop peur quoi. Vous pouvez mettre un chrono comme ça voilà dix minutes après vous en sortez vous êtes là ok je vais aller faire ma lessive. Enfin un truc un peu plus concret. Et en fait, le fait de nommer ce qui se passe dans son corps, de décrire, etc., ça permet à ses émotions d'exister et de moins en avoir peur. Mais en fait, quand tu fais face à tes émotions, finalement, tu te rends compte que c'est moins terrifiant et que tu peux être très triste et que ça ne va pas t'emmener dans des abîmes de tristesse pour toujours. Et pareil, pour la colère, tu ne vas pas te mettre à mettre le feu à ton appartement alors que tu as toujours cette impression quand tu ne la laisses pas traverser ton corps.

Swan Périssé [00:13:27]:
En.

Pierre Chevelle [00:13:27]:
Tout cas, moi, je l'ai. Je vois les.

Swan Périssé [00:13:29]:
Gens qui s'identifient.

Pierre Chevelle [00:13:30]:
Les gens qui sont là, C'est quoi ce délire? Qu'est-ce qu'il raconte? Vous testez, ça marche, ça marche, ça marche pas.

Swan Périssé [00:13:36]:
Tant pis.

Défis sportifs, végétarisme et limites du "Yes Man" au féminin

Est-ce que tu te reconnais dans le film Yes.

Pierre Chevelle [00:13:38]:
Man? Ouais, je vois le film Yes Man, c'est avec Jim Carrey. Ouais, qui dit oui à tout. Parce que toi, c'est un peu ça. Ton kiné dit « On veut faire un.

Swan Périssé [00:13:47]:
Marathon! » Et.

Pierre Chevelle [00:13:48]:
Toi qui n'as jamais couru, tu dis « Ok, on commence quand? » Oui, c'est vrai. Ou un pote qui te dit qu'il rêve de faire Paris-Copenhague à vélo.

Swan Périssé [00:13:54]:
Toi, tu lui.

Pierre Chevelle [00:13:54]:
Dis « Bah ouais, moi aussi! » Ça a l'air trop facile de te chauffer. bizarre cette phrase. Pour un projet sportif. Un projet sportif en extérieur. Le mec il s'enfonce. Et je trouve ça génial comme philosophie, parce que récemment, il y a quelqu'un qu'on aime beaucoup tous les deux, qui t'a.

Swan Périssé [00:14:14]:
Pris un peu à ton propre jeu. Tu peux nous raconter ton pari avec notre copain Guillaume Meurice? J'ai un podcast qui s'appelle « Il n'y a plus de saison ». C'est un spectacle en public où j'interview un ou une spécialiste de l'écologie. Et en gros, Guillaume Meurice me demande devant tout le monde si je suis végétarienne. Et je ne réponds pas oui tout de suite. Il dit d'habitude, on ne doute pas quand on pose cette question. parce que je mange de la viande de temps en temps. Du coup, j'en mange plus.

Swan Périssé [00:14:38]:
Il m'a shimée devant tout le monde. Il y avait 400 personnes. Pendant 1h10, il m'humilie parce que je ne suis pas végétarienne. Il dit que c'est super simple d'être végétarien. Il suffit de dire non quand on te propose de la viande. J'étais là, quelle horreur. J'ai promis que je ne mangerais plus jamais de viande. C'est le nouveau pari.

Swan Périssé [00:14:56]:
Mais bon, je n'en mangeais pas beaucoup avant. Juste pour info, ce n'est pas juste parce que Guillaume Meurice m'a demandé, c'est parce qu'à échelle individuelle, c'est l'une des choses qu'on peut faire qui a le plus d'impact écologique. C'est un truc qui a vraiment un impact, qui peut vraiment être inspirant, surtout quand tu es influenceur ou influenceuse, et communiquer l'envie de... de faire ça aux uns et aux autres. C'est pas lubie comme ça. Le film Yes Man, j'aime bien dire oui aux défis sportifs, qui sont réalistes. Parfois, j'ai des potes qui me disent, viens, on va courir.

Pierre Chevelle [00:15:30]:
Hyper vite pendant deux heures. Je dis, non.

Swan Périssé [00:15:31]:
J'Ai pas envie de mourir. Par contre, des trucs qui se préparent. Par contre, pendant trois mois, ça me dérange. C'est vrai que j'ai fait ça pendant trois mois. Le vélo, tu vois, il y a un truc de... Tu peux aller doucement, tu peux aller au rythme, tu peux faire une journée de neuf heures. en trois fois trois heures. Il y a un truc plus accessible.

Swan Périssé [00:15:50]:
Par contre, le film Yes Man, même à l'époque, j'ai regardé. C'est un mec qui dit oui à tout. Je me suis dit, quand il y a une femme, tu ne peux pas, parce que c'est trop dangereux. Pendant un mois, j'ai dit oui à tout, parce qu'il y a des mecs qui disent, tu ne veux pas que je me suicide dans la rue? Je ne vais pas être là. D'accord. C'est le défi. Il y a trop de harcèlement sexuel. On nous propose trop de choses dangereuses.

Swan Périssé [00:16:11]:
Je me souviens à l'époque, je n'étais pas... spécialement éveillé au féminisme, j'étais là, bah super, un homme blanc et musclé qui dit ouais, je vais dire oui à tout. Je crois qu'il a une relation sexuelle un peu avec une femme âgée, donc c'est un truc un peu... Je pense que c'est problématique ce film aujourd'hui, faut le regarder. C'est un peu particulier et.

Pierre Chevelle [00:16:29]:
Tout, mais c'est pas pareil quand t'es une femme dans une société sexiste. C'est important de le dire pour moi. Très bon point. Et je confirme, en tant que représentant de la police des végétariens, qu'à midi, à manger végé.

Le podcast "Il n'y a plus de saison" et l'émerveillement pour le vivant

Tu as donc lancé un podcast qui s'appelle Il n'y a plus de saison, où tu as interviewé plein d'écolos inspirants, notamment qui sont passés aussi dans Soif de Sens, Cécile Duflo, Camille Etienne.

Swan Périssé [00:16:50]:
Super Fatima Ouassak. Si là, je te demande ton meilleur souvenir de Il n'y a plus de saison, c'est quoi? Je pense que c'est de voir Claire Nouvian décrire les animaux des fonds marins. En gros, c'est une spécialiste des océans et des mers. C'est aussi une grande militante. C'est la présidente de l'association Bloom. Elle a obtenu plein de victoires écologiques, notamment l'interdiction de la pêche électrique. Elle se bat pour la protection des zones marines protégées, mais qui ne sont pas vraiment protégées en Europe. C'est elle qui a réussi à interdire le chalutage de fonds dans plein d'endroits aussi dans le monde.

Swan Périssé [00:17:25]:
Donc on la connaît surtout pour ça, mais quand tu la vois décrire le poule par oreille ou des méduses qui se donnent la tentacule, je ne sais pas comment dire, mais sur 110 mètres de long dans les océans et tout, c'était tellement touchant et magnifique. En même temps, c'était drôle et trop bizarre parce.

Pierre Chevelle [00:17:41]:
Qu'Il y avait des gens, on comprenait de quoi elles parlaient, elles étaient là, on ne comprend rien. Et touchant. Il y a un monde qu'on n'imagine absolument pas et que même l'humain connaît très très.

Swan Périssé [00:17:49]:
Mal.

Pierre Chevelle [00:17:50]:
De biodiversité dans les fonds marins.

Swan Périssé [00:17:51]:
À plusieurs milliers de.

Pierre Chevelle [00:17:52]:
Mètres et qu'on ravage. pour avoir du saumon intermarché. Exactement. C'est bien parce que j'auto-sabote l'ambiance. Non, pas du tout.

Réactions en chaîne : de la NEF à la caravane Tatiana

Dans tes interviews, tu cites énormément les gens qui t'ont aidé dans ta vie, tes preuves, tes rencontres et même des gens que tu ne connais pas. Par exemple, pour ton trajet Paris-Copenhague à vélo, tu dis que tu as de la gratitude pour l'ami qui t'a donné l'idée, la femme qui a fabriqué ton vélo, le mec qui a insisté pour construire des pistes cyclables à travers toute l'Europe. Et c'est marrant parce que moi je dis tout le temps, je trouve qu'il y a des gens qui rayonnent, comme toi, qui me donnent envie de rayonner, et j'espère qu'on inspire les gens qui nous écoutent à rayonner à leur tour, qui eux-mêmes vont inspirer d'autres gens, dans une réaction en chaîne infinie.

Pierre Chevelle [00:18:32]:
Et j'adore remonter ces réactions en chaîne, du coup je l'ai fait pour cet événement. Pourquoi on est là Swan? Est-ce que.

Swan Périssé [00:18:37]:
Tu sais grâce à.

Pierre Chevelle [00:18:38]:
Qui? Parce que moi j'avais pas du tout.

Swan Périssé [00:18:40]:
Prévu d'être avec vous aujourd'hui à la base. C'est ça la question? Oui. Enfin non, c'est pas ça la question, mais... Ah bah non, je croyais que t'allais faire le travail! Je croyais que t'allais faire le.

Pierre Chevelle [00:18:47]:
Travail! Le mec a fabriqué le micro.

Swan Périssé [00:18:50]:
Le mec a fabriqué le tapis...

Pierre Chevelle [00:18:51]:
Non, je sais pas, je sais pas. Oui, c'est juste... Non, je sais pas. Non, je sais pas, dis-moi tout! Eh bien, je devais monter à Paris pour interviewer Swan, donc je me suis dit, autant en profiter pour faire.

Swan Périssé [00:19:03]:
Avec du.

Pierre Chevelle [00:19:03]:
Public. Pourquoi je devais monter à Paris? Parce que madame ne veut pas faire de podcast en vision. Ça balance. Bon, elle a l'argument du contact humain tout de suite. OK, passons. Pourquoi je t'ai invitée sur le podcast? Parce qu'on était dans une formation de la NEF, une banque éthique, avec des influenceurs il y a quelques mois. Et grâce à qui? Je bosse avec la NEF depuis trois ans. Grâce à un pote Roxane du compte Insta Dear Lobbies, qu'on embrasse.

Pierre Chevelle [00:19:29]:
Et en fait, tu peux remonter comme ça super loin. Mais s'il n'y avait pas eu Roxane, la NEF, ces gens, ils auraient pu passer un samedi après-midi peinard sous la pluie. Franchement, c'est... Mais non, ils sont obligés de venir dans ce super lieu écolo qu'est la recyclerie, à se serrer comme des sardines parce qu'il y a trop de gens qui t'aiment. Bref, tu parles dans ton super TEDx du fait qu'on est tous influenceurs. La vraie question arrive. Est-ce que tu peux nous raconter.

Swan Périssé [00:19:52]:
Comment ton grand-père était un influenceur sans le savoir et t'a permis d'inspirer des milliers de gens à devenir écolo? Je suis élue. En fait, j'ai vécu deux ans dans une petite caravane. qui appartenait à mon grand-père, et j'ai appelé la caravane Tatiana, ce qui me permettait de dire des phrases du genre... « Je vous laisse, je vais aller dormir dans Tatiana » ou « J'ai hâte de cuisiner dans Tatiana ». Je trouvais ça génial. En gros, c'est une petite caravane de quatre mètres carrés. C'est une Eriba Puck, donc une petite caravane de collection qui est faite pour juste partir le week-end de temps en temps en voyage. Je rêvais de partir un week-end avec cette caravane.

Swan Périssé [00:20:33]:
J'ai passé mon permis à 29 ans comme bonne parisienne que j'étais. J'ai passé mon permis. Après, il eu y le a confinement. Je me suis fait larguer comme une merde. Après, je me suis dit que je n'avais plus trop envie de vivre à Paris, donc je vais vivre ailleurs. Je me suis dit, je vais louer des AirBnB. Je me suis dit, c'est pas très sexy quand même, et c'est hyper cher. Et après, je me suis dit, je vais partir dans la caravane de mon grand-père, dans Tassana.

Swan Périssé [00:20:56]:
Et je me suis dit, j'ai pas du tout envie d'être seule dans des beaux paysages, dans ma caravane. C'est pas vraiment ça que j'avais envie de faire. J'avais envie de créer du lien et d'apprendre à faire plein de choses. Et donc, je suis allée chez certains de mes abonnés qui avaient répondu à un questionnaire. Je suis allée chez mes abonnés comme ça, leur dire, coucou, c'est moi. Je leur avais demandé s'ils avaient envie et on a construit ensemble des projets écologiques. J'ai appris en plus à me servir d'une scie, à construire des cabanes en bois, des toilettes sèches, de l'isolation extérieure, intérieure, à construire des trucs, à lancer des potagers, etc. Pendant deux ans, j'ai fait ça et j'en ai fait des vidéos que j'ai mises sur Internet, sur ma chaîne qui s'appelle « Vert chez vous » J'espère que ça a inspiré des gens, ça a fait plusieurs millions de vues.

Swan Périssé [00:21:45]:
J'espère.

Pierre Chevelle [00:21:45]:
Que les gens ont refait ça chez eux.

Swan Périssé [00:21:47]:
Ils ne se sont pas blessés, car je ne suis pas une très bonne prof.

Pierre Chevelle [00:21:50]:
De scie sauteuse. Trop cool, tout ça grâce à ton papy. Tout ça grâce à mon papy Jacques, que j'embrasse, même s'il est mort. C'est vrai.

Impact des vidéos : ruptures salvatrices et consentement (le "tout petit PC")

Est-ce que tu as des anecdotes au-delà de ces rencontres avec des abonnés à nous raconter sur l'impact écolo, féministe ou autre que tes vidéos et ton spectacle ont pu avoir?

Oui, je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui larguent leur mec grâce à moi. Parfois, c'est vraiment une minute et.

Pierre Chevelle [00:22:18]:
Demie de vanne et je me dis qu'il y a eu la.

Swan Périssé [00:22:21]:
Seconde avant, la minute et demie, et il y a eu la seconde après. Au bout d'une minute, elle dit au mec, casse-toi de la salle? Je ne sais pas si elle dit au bout d'une minute et demie, mais ça ne fait jamais une grève dans sa tête. C'était le sujet d'une dispute et finalement, il se décide. Donc ouais, je pense qu'il y a plein de vidéos sur les violences sexuelles, notamment, qui ont fait des déclics sur des gens, je pense des femmes aussi, mais qui se sont dit qu'est-ce que je me fais chier à subir une relation comme ça alors que je pourrais être libre et seule, quoi. Et non, la dernière en date, et je vais encore spoiler les spectacles, des gens qui n'ont pas payé leur place. Non, mais à un moment, je... À un moment dans le spectacle, je dis vraiment, je parle du... du MeToo stand-up, qui a beaucoup d'accusations de viol contre des hommes humoristes, notamment contre Seb Melea.

Swan Périssé [00:23:10]:
Et j'ai l'impression que chez certains hommes, le consentement, ce n'est pas acquis. Et donc là, il y a un gros blanc. J'ai dit, chez certains hommes, je n'ai pas dit chez tous les hommes. Et là, je dis non, mais je dis ça parce qu'après, je vais recevoir des messages. Oui, mais moi... Et je dis, mais les acteurs, en général, ils ont un tout petit PC. Ils sont là... Avec que trois lettres sur le clavier.

Swan Périssé [00:23:37]:
M-O-I. Bref, je tire la vanne, je tire la vanne, je tire la vanne. Et je me suis retrouvée la semaine dernière dans.

Pierre Chevelle [00:23:47]:
Un train, à côté d'une femme.

Swan Périssé [00:23:49]:
Qui avait vu mon spectacle, qui était venue avec son mari, donc homme blanc hétérosexuel de plus de 50 ans. Il avait un tout petit PC. C'est.

Pierre Chevelle [00:23:55]:
Ça, il avait un.

Swan Périssé [00:23:56]:
Tout petit PC. Je croyais que t'allais dire il avait un tout petit pénis. C'est pas du tout ce que j'ai dit. C'était un wagon privé. Et elle m'a dit, je suis venue avec mon fils de 20 ans qui va à la salle de muscu, qui est très... Les garçons, les filles, machin. Et elle m'a dit, Souvent, ils ne s'impliquent pas dans mes débats féministes avec mes amis. Ils me disent tout le temps oui, mais moi, oui, mais moi.

Swan Périssé [00:24:18]:
Et quand ils ont vu cette vanne, ils ont compris que c'était chiant qu'ils ramènent tout à eux, au lieu.

Pierre Chevelle [00:24:24]:
D'Écouter, de participer ou de lutter pour créer une autre société. Grâce à cette vanne, j'ai pu toucher au moins ces deux personnes, et c'est chouette. Bravo.

Conclusion et utilité sociale de l'humour engagé

Pour finir,merci, Swann. Je ne sais pas si tu sais à quel point de frustration et il n'y a pas de sérieux. Il y a des gens qui agressent quand on parle de viols, de crimes climaticides. Mais on a aussi besoin d'humour pour décompresser, pour rassembler, pour toucher des deuxièmes cercles moins militants. Ne commence pas à pleurer parce que tu veux aussi aller en recherche.

Pierre Chevelle [00:25:03]:
Pour ridiculiser les agresseurs et pour kiffer tout simplement. Alors merci beaucoup de mettre du baume au cœur à des milliers de personnes. Si vous avez kiffé, foncez voir Swan jouer son spectacle hilarant qui s'appelle Calm. Vous avez les infos en description. Evidemment, pas vous qui êtes dans la salle, mais vous irez voir sur le podcast ou sur YouTube. Et abonne-toi à Swap 200 si tu veux voir la deuxième partie avec Swan dans le prochain épisode bonus, Swap de joie. Et j'y pense, petite exclue dans l'histoire des réactions en chaîne. à cause de toi, ou plutôt grâce à toi.

Pierre Chevelle [00:25:44]:
Si vous voulez assister au prochain enregistrement du podcast, il y aura Camille Etienne. On.