Les Jeux Olympiques d'hiver 2030 doivent avoir lieu en France. Mais derrière les promesses de "Jeux sobres" et de "fête du sport", se cache une réalité bien plus brutale. Pour Valérie Paumier, fondatrice de l'association Résilience Montagne, ces JO ne sont pas un sommet de gloire, mais le dernier sursaut d'un modèle qui court à sa perte.
Qui est Valérie Paumier ?
Valérie Paumier n'est pas une citoyenne engagée ordinaire. Pendant des années, elle a travaillé dans la promotion immobilière de luxe des stations de ski, vendant les Alpes françaises à de riches investisseurs à Hong Kong. Son métier ? Faire de la montagne un produit haut de gamme à tout prix.
Le déclic survient lors de la canicule de 2003. Alors qu'elle observe les glaciers fondre à vue d'œil, elle réalise l'absurdité de sa mission : continuer à bétonner des territoires qui s'embrasent. Cette expertise du camp d'en face lui donne aujourd'hui une vision unique sur les montages financiers et les stratégies des lobbies du ski. Elle sait comment on fabrique l'attractivité artificielle et, surtout, à quel prix.
Le hold-up des JO 2030 : Pourquoi ce projet est hors-sol
Les JO 2030 dans les Alpes françaises ont été attribués dans une précipitation inédite, sans aucune consultation citoyenne. Pour Valérie, c'est un déni de démocratie au service d'une industrie qui refuse de voir que la neige disparaît.
L'illusion de la neige artificielle : Quand les canons à neige assoiffent les villages
Pour garantir les épreuves, les stations misent tout sur la neige de culture. Mais fabriquer de la neige demande des quantités astronomiques d'eau et d'énergie. En pompant dans les nappes et en construisant des méga-bassines en altitude, on sacrifie la ressource en eau potable des habitants pour assurer quelques jours de compétition. C'est une stratégie de court-terme qui ignore la réalité climatique : sans froid, même les canons à neige sont inutiles.
Déni démocratique et loi d'exception : Le sabotage légal des protections environnementales
Pour construire les infrastructures nécessaires en un temps record, le gouvernement utilise des lois d'exception. Ces dispositifs permettent de contourner certaines protections environnementales (loi montagne, protection des espèces). On sacrifie des zones humides et des écosystèmes fragiles au nom de "l'intérêt national", alors que ces espaces sont nos meilleurs alliés face au réchauffement.
Le concept de "Montagne Habitable" vs "Montagne Disneyland"
Nous sommes à la croisée des chemins. D'un côté, la montagne "Disneyland", un parc d'attractions pour touristes aisés de passage trois semaines par an. De l'autre, la montagne réelle, celle des habitants. Un territoire où l'on doit pouvoir vivre, travailler et se loger à l'année.
Pourquoi 100% des citoyens paient pour le plaisir de 7% de skieurs
Une infime minorité de Français skie régulièrement. Pourtant, l'entretien des stations, les routes et les infrastructures de loisirs sont massivement subventionnés par l'argent public.
En France, on compte 3,6 millions de lits touristiques en montagne, dont les 3/4 sont des "passoires thermiques" occupées seulement quelques semaines par an.
Pendant que nos impôts financent des remontées mécaniques, les services publics de proximité (écoles, hôpitaux, transports du quotidien) disparaissent des vallées.
Transformer les stations en vrais villages : Le défi de l'après-ski
Le défi n'est pas de "sauver le ski", mais de sauver la vie en montagne. Actuellement, les stations sont des villes fantômes 80% de l'année. Valérie prône une redirection radicale : transformer ces lits touristiques en logements abordables pour les locaux et diversifier l'économie vers l'artisanat, l'agriculture résiliente et le soin. La montagne doit redevenir un lieu de vie, pas seulement un lieu de consommation.
Résister et agir : Les recours juridiques qui font trembler les promoteurs
Face à cette machine de guerre, la résistance s'organise et elle gagne. L'exemple de La Clusaz, où le projet de retenue collinaire a été stoppé, montre que le droit est une arme puissante. En attaquant les projets sur le terrain de l'illégalité (non-respect des espèces protégées, études d'impact biaisées), les citoyens peuvent bloquer le bétonnage.
La bienveillance ici, c'est de dire la vérité : la montagne change, mais nous avons encore le pouvoir de décider à quoi elle ressemblera. S'engager, c'est refuser de se laisser voler son avenir par des intérêts financiers privés.
Tout savoir sur le futur des Alpes en 2030
Quel est l'impact réel des JO 2030 sur le prix de l'immobilier local ?
L'organisation des JO provoque une spéculation immobilière massive, faisant exploser les prix et poussant les habitants locaux vers les vallées ou hors de la région. Ce phénomène transforme encore plus les villages en cités-dortoirs de luxe inaccessibles aux travailleurs qui font vivre le territoire.
Comment les associations comme Résilience Montagne bloquent-elles les projets absurdes ?
Les associations utilisent le levier juridique en déposant des recours contre les permis de construire et les dérogations environnementales. Elles s'appuient sur la science et le droit pour démontrer que ces projets aggravent la vulnérabilité des territoires face au manque d'eau et aux risques naturels.
Pourra-t-on encore vivre en montagne sans ski en 2030 ?
L'avenir appartient aux territoires qui sauront offrir une qualité de vie sobre, connectée à la nature et solidaire, loin du modèle "tout-ski". La mise en valeur des artisans locaux ou le remplacement des écols de ski par des écoles de la nature sont deux axes d'une montagne plus durable et plus sobre.
Pour aller plus loin et soutenir l'action de Valérie Paumier, écouter l'interview de Valérie dans Soif de Sens.
Transcription du podcast Soif de Sens avec Valérie Paumier sur la montagne face au délire olympique
Ce texte est une transcription du podcast Soif de Sens générée automatiquement par un logiciel. Des erreurs peuvent s'être glissées dans le texte. Il est notamment fréquent que la fin d'une phrase soit coupée et apparaisse au début de l'intervention suivante.
L'absurdité du modèle ski : 7% de pratiquants pour des milliards de subventions
Dans nos montagnes, la neige et l'eau disparaissent et nous, on fait des milliards de subventions pour que 7% des gens puissent faire du ski.
Et si une autre montagne était possible, moins dépendante du ski et plus vivante ?
Voici Valérie Paumier de Résilience Montagne pour parler de la fin du ski, des JO d'hiver 2030 dans les Alpes et de l'avenir de nos montagnes.
T'as bossé des années dans dans l'immobilier notamment de montagne et la promotion touristique jusqu'à Hong Kong pour vendre les Alpes à des des riches asiatiques, et aujourd'hui t'as tout quitté pour fonder résilience montagne, une association qui vulgarise le réchauffement climatique en montagne, ose dire la vérité sur les projets absurdes comme les JO dont on va parler et défend une autre vision de la montagne, sobre et durable.
Valérie Paumier : Du lobbying du ski à la défense de la montagne
Pour commencer, t'as t'as longtemps travaillé en Asie dans la promotion du ski, ce qui justement était un peu une forme de lobbying sectoriel.
Pour attirer les élites asiatiques vers la France et surtout vers les Alpes.
Soit j'ai l'impression pour du tourisme, soit pour de l'achat immobilier.
Jusqu'à découvrir peu à peu que Bah tu faisais partie du problème, tu peux nous raconter ton premier micro déclic lors de la canicule de de 2003 ?
Eh Ben 2003, je me rappelle, j'étais j'habitais en campagne, je revenais juste d'Asie et et on est dans les Alpes, à Annecy, la carte postale est belle, du verre de des lacs, des montagnes et on est.
On est en restriction d'eau, j'ai pas le droit d'arroser mon jardin, j'habite à plus de 600 M d'altitude.
Et ça me fait mais en fait c'est je me dis mais comment on peut vivre ça ici ?
Pour moi qui avait aussi habité au Gabon, la chaleur était limitée aux pays africains.
Vraiment ces chaleurs extrêmes, humides, chaudes parce que j'ai j'ai vécu à Libreville et je m'aperçois que on est là-dedans.
Nous aussi on est impacté directement, on peut pas arroser nos tomates qui meurent sur pied par exemple, l'herbe est sèche et les mes voisines bon j'habite à côté d'un champ, il y a des vaches.
Les vaches n'ont plus rien à brouter, les pâturages sont jaunes, elles n'ont plus d'eau, le le paysan amène de l'eau dans une citerne parce que il y a plus d'eau pour les vaches, elles ont un arbre où elles se mettent dessous.
J'entends à ce moment-là qu'une vache est bien quand l'agriculteur a froid et à ce moment-là il fait tellement chaud.
Je me dis elles vont mourir sur sur pattes en fait et et moi je suis dans le business à ce moment-là et je me dis Oups, pourquoi j'ai pas entendu avant en fait ?
Et qu'est ce qu'on peut faire ?
Et c'est là que je commence à me documenter, vraiment.
Ah c'est intéressant ce que tu dis aussi que en fait le réchauffement climatique il est déjà en France et dans les pays du Nord et pas juste à l'au bout du du monde.
Et les Maldives qui coulent quoi ?
Enfin mais moi je savais pas.
Ouais Bah comme beaucoup de gens hein.
Ouais ouais mais toi t'as pris un virage ?
SN, pas tout le monde.
SN, mais mon grand regret c'est si je peux dire comme ça, c'est que je me suis-je me sois pas réveillée plus tôt, j'étais dans une forme d'endormissement, bercée par les 12 illusions.
Les grosses entreprises qui m'employaient ?
Ouais et j'ai jamais eu.
Alors j'en veux à personne sauf à moi.
J'ai jamais eu la curiosité d'aller voir un petit peu plus loin que mon quotidien.
Ouais.
Bon après on l'est tous plus ou moins même une fois engagés, on continue à être dans le déni sur certains trucs et et et si ça te sert de moteur pour faire encore plus de choses aujourd'hui, bah tant mieux parce que t'as quand même l'air d'être.
Sacrément.
J'aime pas trop ces mots mais je sais pas, je veux pas dire courageuse.
Bah actrice quoi.
Tout simplement de du changement aujourd'hui donc.
Donc tant mieux si tu utilises ça comme comme carburant quoi.
En fait, c'est de se dire qu'est ce que je fais de ce que je sais et et je peux plus faire comme avant, j'arriverai plus.
En fait, je serai dans un.
On me dit que je suis dans un combat, mais je serai dans un combat.
Si j'étais dans ma vie d'avant et que je fasse semblant, oui, de continuer.
Et aujourd'hui, je crois que c'est la première fois depuis quelque temps.
C'est la première fois que je suis réellement en ligne et donc pas en combat.
Juste juste comme j'ai envie d'être en en totale harmonie avec ma vie de tous les jours.
Bah je pense que c'est encore plus facile quand t'es aligné ou difficile quand t'es pas aligné en montagne.
Parce que vraiment bah tu l'as dit quoi ?
Enfin les les les effets, ils sont vraiment sous tes yeux, beaucoup plus que dans un milieu ultra urbanisé.
Dans une grande ville, quoi.
Ouais et encore hein, quand on va se balader, même dans Annecy qui est pas très loin, je suis à quelques kilomètres d'Annecy.
La montagne comme miroir : rendre visible l'invisible
Quand au mois de juillet t'as ce beau lac bleu et derrière ces montagnes magnifiques, tu peux plus être dehors en juillet parce que comme je disais en Afrique à 14h00, il y a personne dans les rues parce qu'il fait trop chaud dans certaines grandes villes.
Et Ben on vit la même chose à Annecy aujourd'hui, c'est ces îlots de chaleur qui empêchent.
De pouvoir être dehors, en toute sécurité même.
Et puis si on lève les yeux, alors on voit lac, donc les gens se baignent, y a des bateaux, des paddles, mais avant tout c'est de l'eau potable, c'est là que tant mieux.
C'est 1 1 centre de loisirs hein, mais c'est un centre de vie potable pour l'eau potable et elle est en danger aussi.
Et si tu lèves encore un peu plus les yeux, tu as une montagne, et si tu fais gaffe, alors le paysage est magnifique hein, mais les 50% de la forêt est malade.
Les les y a certains pans de montagne, même au-dessus d'Annecy qui s'écroulent.
Et en fait moi j'arrive plus à voir comme avant, j'ai plus cette tu sais la naïveté.
Ouais ouais Ouais Ouais.
Donc tu as ce premier micro déclic effectivement y a quelques années.
Pourtant il faut attendre 2016.
Et oui, ça prend du temps de changer sa vision du monde et de passer à l'action pour que pour que ta dissonance cognitive explose, ou t'es revenu en France je crois justement pour travailler dans l'immobilier.
Et tu te retrouves en Andorre dans un endroit paradisiaque aussi, avec des des cascades, des forêts, un paysage intact.
Et on te demande de construire un projet gigantesque de centaines de logements en béton qui te semble aberrant en fait.
Incroyable en dissonance complète mais quand même dans le business tu vois, je suis avec plusieurs personnes, on arrive en Andorre, c'est mon mes premiers pas en Andorre, on voit le le je sais comment il s'appelle le responsable d'Andorre qui est coprince avec le avec le le président de la République française hein.
Ouais.
Ils nous emmènent sur un terrain.
Alors en nous expliquant qu'Andorre est une réserve de biosphère et que les c'est vrai que c'est en fait si on devait imager le paradis, c'est ça, des cascades luxuriantes, des forêts de fous.
Alors il y a des centres urbains qui sont hyper denses aussi.
Mais mais la, la, pour moi, où j'étais là, le paysage était plutôt très sauvage.
Alors un moment sur le côté de, de, de, de, du projet.
Y a quand même un immense projet de gens nouvelles qui est là, mais gigantesque, qui est en chantier.
Il nous expliquait le gars depuis des années.
Donc puis Jean nouvelle, ces trucs assez costaud, massif.
C'est un architecte.
C'est un archi, un qu'on est, un starchitecte, un truc mais colossal.
Bref, et on nous dit Ben il y a ce champ.
Et juste avant on avait ces discussions de réserve de biosphère de faire attention à la mobilité, que Andorre faisait attention à tout ça.
Mais là c'était urbanisable en fait.
Et je me pose la question, je me dis mais.
Qu'est ce qui fait finalement que les gens y vont ici et que moi je suis chargée de développer ce programme immobilière et de trouver des gens qui vont y aller ?
Bah c'est juste parce que les plans locaux d'urbanisme, les les règlements autorisent la la densification ici.
Et en retour je me rappelle, on prend l'avion parce que évidemment on allait encore en avion hein.
Pas de problème hein.
Je me dis je peux pas en fait.
Et du coup, comme j'aimais des doutes, on commence à me sortir du projet petit à petit.
Et finalement c'était un mal pour un bien parce que j'aurais pas pu, je pouvais pas y aller parce qu'après je me suis documentée sur Andorre, sur le ski en Andorre donc qui pâtit des mêmes problématiques que dans les Alpes et dans les Pyrénées.
Encore pire hein, c'est double peine et je me dis en fait faut pas construire là et et moi je peux pas y aller, je peux pas, je peux pas continuer les réunions et et je sors.
Ah mais j'allais dire je je croyais que c'est toi qui était parti, mais trop bien si c'est eux qui.
En fait, c'est la comme un accord en fait.
En posant mes questions dérangeantes, je me rappelle même, on redescendait d'Andorre pour aller pour aller prendre l'avion dans la voiture.
Je leur explique comment est ce qu'on va faire pour la mobilité, sachant que y a pas de solution, y a une route pour monter.
Et on me dit, allez, arrête avec tes questions écolos.
Et c'est la première fois qu'on me traite d'écolos.
Alors tout ça est relatif hein ?
Dans un milieu de bâtisseurs de BTP qui qui ont aucune question éthique de rien du tout.
Mais je m'aperçois que ces questions-là en fait, ça faisait un moment que je les posais et là on me disait Tu es écolo en fait.
Et moi je me sentais pas écolo par rapport à des gens que je traitais à l'époque, d'Écolos.
Il faut savoir que le réchauffement climatique est 2 fois plus fort en montagne que dans les plaines.
Tu as dit t'as grandi à Annecy et quand vous preniez la route du du SEMNOZ en voiture, voilà c'était un couloir entre 2 murs de neige de 3 M de chaque côté.
Aujourd'hui il y a quasiment plus de neige.
Et tu dis souvent que ton dernier déclic, le 3e de cette série, c'est une conférence de Jancovici, tu dis c'est comme s'il racontait ma vie, est ce que c'est parce que il fait le lien justement entre des choses que toi t'as vu dans ton enfance comme ces murs de neige sur les côtés tous les jours ou en montagne avec ?
Avec ses ses champs tout jaune et ce qui te fait le le lien pardon entre ton quotidien et le réchauffement climatique, c'est pour ça que ça t'a.
Touché autant ?
Ben c'est une très bonne question.
Pourquoi lui et pourquoi à ce moment-là, c'est une conférence aux mines.
Peut être qui est ce côté paternaliste de l'homme ingénieur dans un centre ?
D'ingénieur, les mines c'était quand même moi je viens d'une famille d'Angers aussi.
Tu vois peut être que j'avais besoin d'une figure pas d'autorité, mais de de quelqu'un qui qui qui allait ouvrir cette case.
Et ça tombe sur lui.
Mais le discours en fait, quand il parle, il parle de financier, de monde qui s'écroule, de tant que les financiers financent et je mets en corrélation avec ma vie.
Et je me dis mais en fait il est en train de dire à des jeunes de pas faire ce que je fais et je ne fais que depuis que de m'instruire et essayer de comprendre.
Je reçois combien de coups de téléphone par semaine de quelqu'un qui me dit ?
On est en train de faire ça et quels arguments je peux donner à ma direction pour leur dire qu'ils se trompent ?
Et puis après Ben on m'envoie un mail, on dit voilà ce qui se passe dans ma boîte, est ce que je peux vous faire intervenir juste auprès de ma direction ?
Alors il y a des gens qui ont des problèmes de fin de mois et on peut pas nier.
Il faut aller au boulot tous les jours parce qu'on est dans ce modèle d'avoir acheté une maison qui coûte cher, d'avoir un gros emprunt, un gros crédit, des gamins à l'école qui coûtent de l'argent et on n'a pas tous la la même prise de conscience au même moment.
Mais des gens qui sont pas très bien dans leur quotidien et qui remontent des tonnes d'informations ou qui discutent, c'est parce qu'ils sont dedans et moi aussi ça me nourrit en fait.
Ah ouais ouais alors je dis juste faire attention à pas, se raconter d'histoires à je vais changer les choses alors qu'en fait.
Tu permets à une boîte qui fait des trucs ?
Enfin je sais pas si tu bosses pour coca, mais en fait tu vas juste les aider à continuer à vendre du coca plus longtemps quoi.
Mais mais bien sûr qu'il faut des gens de l'Intérieur.
Après c'est sur la posture et comment tu fais ?
Oui, exactement, faut être un petit peu malin, faut être un peu mal.
Ouais Mais t'as l'air assez valide donc.
Tu décides justement à ce moment-là de quitter ta carrière pour monter l'association résilience climat pendant le COVID pardon résilience montagne je.
T'en prie, ça aurait pu être ça.
Pour vulgariser la crise et le réchauffement climatique en montagne.
Et parce que tu refuses que les lobbys du ski soient les seuls à à parler notamment sur les réseaux où au début tu es seul à publier notamment sur LinkedIn pour raconter et expliquer.
Bah ce qui se passe vraiment en montagne aujourd'hui, c'est devenu tout un réseau avec France Nature Environnement je crois Mountain wilderness, des hydrologues, des élus, des collectivités.
Citoyens, et cetera.
Résilience Montagne : aider les collectifs citoyens contre les projets hors-la-loi
Concrètement, c'est quoi votre mission et et vos actions chez resilience montagne ?
Ben plein de choses.
Ça parle par la vulgarisation de l'information.
Il y a environ 400 membres actuellement.
On a un bureau de quelques personnes, un trésorier, présidente de 6 mois, un titre honorifique tout le temps.
Donc vulgariser l'information quelle que soit les, les, les cibles.
C'est à dire demande de conférence média, formation aux élus.
Aider un collectif citoyen qui lutte contre un projet spécifiquement, c'est vraiment hyper large pour comprendre les problématiques climat globalement et en montagne spécifiquement.
En fait, je me sers de la montagne comme d'un exemple.
Je dis la montagne rend visible l'invisible.
Modèle économique qui s'effondre, elle s'écroule, la ressource en eau, et cetera.
Et finalement socialement, Ben on court à notre perte.
Même les habitants sont finalement laissés pour compte, même si aujourd'hui on leur promet de la richesse.
Et finalement tout ça c'est la montagne.
Et je parle climat par le prisme de la montagne.
Alors je suis pas scientifique, donc je reprends des données.
Tout ce qui est données climat, je les prends sur des sites l'Organisation mondiale de la météo sur je suis très influencé par les données scientifiques de tout ce qui est météorologie Suisse et climatologie Suisse parce qu'on on est à côté et et que la Suisse est 1 1 pays 100% alpin.
Donc les vulgarisations et porter la parole le plus loin possible quels que soient les les réseaux, les canaux.
C'est vraiment aider des collectifs citoyens qui sont beaucoup en lutte ou qui proposent des projets un peu plus propres que ce qu'on leur propose.
Exemple, Vercors citoyens dans le Vercors qui ne veut pas d'un projet gigantesque de Tony Parker, projet immobilier gigantesque aujourd'hui.
La victoire juridique de La Clusaz contre la retenue collinaire
Bah quand je les ai rencontrés au début, c'était parce qu'ils avaient entendu qu'à la clusaz on avait réussi le gros gros coup de stopper cette bassine scandaleuse et que la justice nous donnait raison.
Du coup, euh ça, cette victoire de la Clusaz a finalement donné beaucoup d'espoir en montagne et j'ai été contactée, mais par foultitude de de citoyens qui voulaient finalement faire pareil.
Génial.
Et c'était super parce que aujourd'hui bah en fait c'est de leur dire en fait c'était juste de porter le le message.
Euh la mobilisation citoyenne fonctionne, on est dans notre droit et quand on fait un recours juridique, c'est pas un recours militant.
C'est un recours parce que le projet est hors les clous de la loi.
En fait, c'est juste ça, on va mettre les mots et allez y parce que la, dans sur un malentendu, vous gagnez.
Et quand on fait un recours juridique, c'est parce qu'on a souligné des phrases ou des arguments qui sont hors cadre de la loi et un juge ne juge que la loi en fait.
Et finalement bah c'est ça fonctionne des records citoyens, ils sont 800 aujourd'hui sur le plateau du Vercors.
Dans parenthèses, il y a énormément de groupes qui s'interrogent.
Et puis finalement aujourd'hui, c'est déborder sur les JO 2030.
Alors je dis toujours, c'est d'apporter des solutions quand il y en a, alors quand on quand on on on lutte ou on se bat contre un projet.
La solution c'est d'apporter un sujet alternatif propre.
T'as un champ dans le le plan local d'urbanisme permet d'urbaniser la loi permet d'Urbaniser donc c'est comment on limite la casse, c'est.
Eh bien c'est de se dire, puisque légalement on peut construire, on essaie de le faire faire un projet pro projet propre, c'est à dire avec des des matériaux propres, mais pour des habitants à des loyers modérés ou pour l'habitation permanente, avec des des activités qui ne dépendent pas que du ski ou du tourisme, c'est de créer ces ces alternatifs.
Habitable et non pas attractive.
Ouais donc voilà, c'est ça en fait tout ça.
Régence, montagne et puis énormément sollicitée dans les écoles et ça c'est nouveau.
Ah super.
Ah ça c'est chouette, vraiment vraiment vraiment super chouette.
Est ce que tu peux nous nous raconter en 2 mots la la victoire de de l'Accusa dans que tu as évoquée ?
Oui, l'accusa.
En 2021, le maire remet sur le le haut du de la pile à travailler.
Une bassine d'altitude ouais, une bassine d'altitude qui doit être sur le plateau de Beauregard.
Une bassine c'est c'est un une bassine comme dans le dans dans dans dans pour le maïs hein.
Ces ces grosses bassines qu'on voit, elles sont creusées et remplies d'eau pour alimenter les réseaux de canons à neige.
C'est du stockage d'eau pour alimenter les canons à neige qui vont fabriquer la neige.
Et donc là cette bassine elle est prévue d'être construite sur le plateau de Beauregard entre Laclusaz et Manigo.
Dans un endroit qui est assez préservé, il y a une tourbière remarquable, le bois qui doit être rasé pour creuser cette bassine, c'est le bois de la colombière qui abrite 67 espèces protégées.
Et là, des habitants, un groupe de personnes se constituent et et interroge la légitimité de ce projet ici et du coup la légitimité d'augmenter les taux de couverture en nes artificielle.
Globalement sur la station, cette bassine aurait été la 5e.
Classique d'altitude.
On a déjà 4 et finalement moi je monte les voir pour leur expliquer quel est le modèle économique derrière parce que j'étais dans ce business là en fait.
Donc.
Je alors j'avais pas moi encore à cette époque, trop les sujets bio dit l'écosystème et cetera, quoi que la ressource en eau.
Je j'ai bien aguerri sur la les problématiques parce que quand tu fais un projet immobilier, on te parle d'eau tout le temps et finalement.
Et les communes disent souvent Oh là on a pas beaucoup d'eau.
Pas trop, mais donc en fait je monte les foires et on décide de créer un groupe Sauvons Beauregard et de monter un plan média comme en disant ce projet là ne doit pas se faire parce qu'il est illégal.
Et sur quoi elle était illégale, du coup, c'était plus.
C'était illégal parce que parce qu'on est en zone, euh quasi Natura 2000, parce qu'on a 67 espèces protégées qui bénéficient d'arrêtés spécifiques, de pas tuer la faune et la faune, la la faune et la flore protégée, parce que on est en snief zone naturelle d'intérêt.
Faunistique et floristique et donc ce sont des endroits, mais en corridor écologique qui sont des, des, des, des, des, des appellations très fortes pour la protection.
Donc eux, ils allaient demander des autorisations, des dérogations pour déroger à toutes ces règles.
Et on s'est dit ça vaut le coup en fait de se demander de la, de de s'interroger sur la légalité.
De demander des dérogations pour déroger aux lois environnementales trop globalement.
Et puis Ben, un grand coup de. 4 ans, hein.
On nous a emmené jusqu'au Conseil d'État, on a gagné un premier recours, donc on a empêché les travaux de de démarrer.
Il y a une occupation, il y a extinction rébellion qui arrive une nuit pour occuper le bois, le temps de délibérer.
Soit rendu public par le juge.
En fait il YA1 problème de temporalité de la justice, on pose d'autres cours juridiques et pendant le délibéré Ben on pouvait raser, doit donc tuer les 67 espèces protégées donc il fallait une occupation à ce moment-là.
Donc XR arrive quand on gagne le le référé, finalement il nous emmène au Conseil d'État, ils sont déboutés et on dans le même temps on pose un cours sur le fond.
Et il y a quelques mois, le recours sur le fond juge que le projet est jugé illégal.
Donc en fait, il y a quand même fallu 4 ans pour 15 juges, explique ce dont on était sûr dès le départ.
C'est beaucoup d'énergie.
On a jamais dû être autorisé à la base quoi.
Mais ça vaut le coup parce que enfin ça vaut le coup.
Faut faut être faut, faut faut être punir quand même.
Mais ça vaut le coup parce que ça crée une jurisprudence.
Ça ?
Sauve réellement un écosystème.
Hyper précieux.
En vrai ça met le doute à une municipalité de dire Oups bah finalement si j'ai pas ma 5e bassine peut être que je peux pas augmenter mes taux de couverture en nage artificielle donc qu'est ce que je fais d'autre ?
Du coup ils ont les JO hein, c'est bien.
Et puis aussi ça donne du courage aux autres assos qui se disent que finalement la mobilisation citoyenne c'est gagnant quand c'est relativement.
Stratégiquement fait ça c'est à dire c'est pas question qu'on insulte tout le monde sur les réseaux sociaux.
Nous on est resté droit dans notre ligne avec un plan média mais mais mais de dingo on est contre ce projet, qu'est ce qu'on propose d'alternatif, où est ce qu'il y a de l'eau ?
Ils voulaient de l'eau, on a trouvé de l'eau quand même, on a fait venir des hydrologues, des hydrogéologues, on a fait faire des études, on a fait faire des comptages d'animaux par des natures, des, des, des, des, des, des spécialistes de la nature.
Des comptages d'oiseaux par l'ONF, c'est.
Vraiment faire tout le boulot à leur place quoi.
C'est bah en.
Fait, il y a.
Il y a tellement de manquements dans leur dossier que les assos sont obligés d'agir à la place des municipalités.
Mais pour leur prouver qu'ils sont torts, on est obligés de faire des recours juridiques.
C'est c'est ça qui est dommage parce que finalement c'est du temps perdu.
Sont des conflits, des conflits hein ?
La Clusanne méritait pas d'être sous focus média pendant 4 ans où il y a quand même des habitants qui habitent et qui aiment leur village et ils ont raison.
Mais tout ça c'est parce que certaines gouvernances décident à la place de citoyens et ne mettent pas en place de vrai concertations.
Trop intéressant justement.
Ça permet d'apporter une touche d'espoir avant de de de creuser le.
Le gros problème de de la montagne, c'est l'industrie du ski dont dépendent beaucoup de villages.
On t'explique que le ski c'est pas juste les vacances à la neige.
C'est une économie titanesque, 9 milliards d'euros par an en France, 120000 emplois, 55000000 de forfaits et la plupart des des communes de montagne qui dépendent de cette économie va jusqu'à 50% du PIB en Savoie.
Sauf que ça c'est, je viens de l'apprendre grâce à toi.
Ben mais ça parait logique.
Le ski, c'est surtout de l'immobilier, 3000000 de lits pour accueillir les touristes, dont la moitié ne servent que 3 semaines par an.
Et pourtant Ben on continue de construire parce que Ben le prix de l'immobilier explose, 25000,00€ le mètre carré à Val d'Isère.
Mais voilà pour vendre des appart à 25000€ le mètre carré, Ben faut faut qu'il y ait faut que tu puisses garantir la neige sinon ça va être compliqué.
D'où la multiplication des canons à neige partout qui qui fonctionnent, de l'eau potable.
Donc voilà, on préfère ce qui est sûr de l'eau potable que à boire sachant qu'on en manque.
Et par exemple à Val d'Isère il y a 700 canons à neige.
Bref, un modèle bah à moitié mort quoi, mais qui survit parce que on le subventionne à hauteur de milliards d'euros par 100% des Français alors que.
Bah justement, seuls 7% d'entre nous font du ski.
Autant dire que la quinzaine de lobby du ski qui verrouille le système, bah doit s'en mettre plein les poches et surtout bah verrouille tout pour que rien ne change.
Surtout est ce que.
C'est à peu près complet comme état des lieux, bravo.
plus on construit de lits touristiques et c'est on peut dire que la montagne est en chantier actuellement partout toutes nos montagnes françaises sont en chantier.
Pour construire plus de lits.
Donc plus on construit de lits touristiques, plus les villages se dépeuplent des habitants de l'année.
D’après l’Insee
Donc ça veut dire voilà on crée une une espèce de une gentille gentrification hein.
Les les on chasse les habitants alors qu'on leur on leur promet richesse.
La pépite : Montagne Disneyland vs montagne habitée
Ca doit être quand même bizarre d'habiter dans ce village où tout est organisé pour des gens qui sont là quelques semaines dans l'année quoi, et qui repartent après enfin.
Ouais bah c'est c'est comme ça, c'est comme si tu habites au Club Med en fait.
Ouais, c'est ça.
Ouais tu vois et et finalement les les stations de ski sont organisées comme des grands centres de vacances ex nihilo, comme un Club Med.
Tout est fait pour que les gens arrivent en masse dans ce petit bourg et consomment en masse dans ce petit bourg.
Alors au Club Med c'est dans le Club Med et là bah c'est dans le petit bourg et puis on prend les sous.
C'est c'est c'est vraiment 1 1 problème parce que je on a 3600000 lits touristiques en France à remplir, 3600000 lits à remplir avec des problématiques de mobilité qui ne sont pas décarbonées avec des problématiques de passoires thermiques. 3/4 de ces 3 plus de 3000000 de litres touristiques sont des passoires thermiques.
Donc c'est le 2e facteur émetteur, le premier étant à la mobilité.
Et juste une anecdote.
Cette montagne, elle fonctionne finalement comme le plan neige qu'avait mis en place Giscard à l'époque.
Dans les années 60, il lance un plan neige pour parler d'attractivité.
Naissent les TIG, les flaines et toutes ces stations, un peu comme J comme des clubs Med.
Il devient à l'époque Giscard, le VRP des stations de ski.
Ça marche, c'est une époque, mais en 77, qu'est ce qu'il dit Giscard ?
Il est à vallouise.
Il y a le fameux discours de vallouise, où il explique que il faut stopper le plan neige parce que finalement on ne rend pas service aux écosystèmes et à l'agriculture de montagne, parce qu'on la bétonne, on est en 77.
Quand il dit ça.
Et quand il dit ça en 77, il y a 350000 lits touristiques qui sont construits.
On est en 60107310050 1000 lits touristiques.
Ils disent stop parce qu'on rend service à personne.
Aujourd'hui on a 3600000 lits touristiques, y a plus de problème alors qu'on les voit tous les jours et on continue de construire hein ?
Et je c'est fou parce que c'était loin d'être un écolo notre fameux est ce qu'il serait traité d'idéologue aujourd'hui ?
Et je dis pas que c'est facile, mais je vois que la mobilisation citoyenne fonctionne tous les jours autour de moi, la mobilisation citoyenne fonctionne.
Le groupe, le comité qui est emmené par Delphine Lara sur les Jeux olympiques, réussit à ouvrir un dossier à l'ONU.
Le scandale des JO 2030 : entretenir un récit mensonger
Des projets encore plus absurdes dans dans dans ce modèle là c'est c'est les JO d'hiver 2030 à venir dans dans les Alpes.
Est ce que le principal problème selon toi c'est que on sait même pas s'il y aura de la neige en 2030, que on a déjà 4 mois de restriction d'eau dans certaines vallées des Alpes ?
Est ce que c'est les 45000 lits supplémentaires pour les touristes ?
Des montagnes transformées en parc d'attractions ?
Ou est ce que c'est pas justement une occasion énorme de de changer de modèle en fait ?
En fait ta question pour moi elle est bien plus philosophique, que est ce qu'elle ?
Neige ou pas de neige, on entend tout le temps parler de ces fameux récits d'entretenir un récit.
Neige, ski et tourisme d'hiver grâce à ce méga projet en mondovision, il va falloir faire voir dans le monde entier qu'il y a de la neige dans les Alpes et qu'on y pratique des sports d'hiver.
C'est entretenir un récit mensonger aujourd'hui, c'est de condamner des populations locales à ce modèle encore 30 ans.
On sait combien il faut de temps aujourd'hui pour arriver à une facture à 0 hein.
Albertville a mis combien de dizaines d'années pour absorber la dette des JO de 92 ?
Alors dans à une époque où.
On ne parlait pas problématique climatique, donc moi je fais partie de ce monde hein.
On amène un max de monde tourisme de masse parce qu'il y a une dette à combler et qu'il du coup faut rembourser tout ce bazar et on amène un max de monde.
Mais en 2030 on parle donc d'une abstention de la dette si on parle de 25, 30 ans après, 50 en 2055, 2060.
Mais en fait on marche sur la tête parce que on sait très bien tous qu'on sera loin de ces problématiques de savoir si on va se skier ou pas en 2060.
Et c'est là que c'est grave parce que il tente un dernier coup.
On amène un méga projet, on débloque des des des centaines de 1000000 ou des milliards pour dire on on.
Finalement, on recrée cette économie sur quelques années et c'est le BTP qui s'en met plein les.
Poches, c'est une fuite en avant quoi ?
C'est c'est d'enfermer le discours dans ces récits qui sont des récits du passé, c'est faire croire au monde entier et aux populations locales.
Que tout est sous contrôle en fait alors que il y a rien de contrôlé à la sortie de JO de Paris.
Emmanuel Macron et vive les halles 2030.
Bon alors tant mieux s'il est fan de JO quoi, mais il YA1 moment.
Faut juste se dire plus globalement qu'est ce qu'on fait des des grands événements dans un contexte de réchauffement climatique parce que finalement les JO de Paris s'étaient déroulés, il faisait très chaud et c'est marrant parce que j'ai j'ai lu cette phrase il y a pas longtemps et c'est vraiment vrai.
Si il fait 42° à Paris au lieu de 35 36, les JO se déroulent alors plus difficilement, les gens ont plus chaud, les athlètes souffrent, et cetera, mais ça compromet, ça compromet pas, compromet pas le truc.
On se met des 20 trucs d'eau, des vaporisateurs d'eau, voilà, ils t'achètent de la crème solaire, ils distribuent de la flotte et les pompiers ce sont votre sortie.
C'est pas grave, ça marche si il fait 10 au lieu de 0 dans les apps, je suis désolée mais ça marche plus hein.
Et et c'est c'est probablement ce qui pourrait se passer.
Et ce qui est fou c'est qu'aujourd'hui ces promoteurs du ski et de IO 2030 nous inversent la rhétorique, parce que moi je leur dis tout le temps, ils ils disent tout le temps oui mais en février 2030 peut être qu'il va neiger.
Et moi je réponds oui mais vous confondez météo et climat.
Maintenant quand je dis il faut changer le modèle parce que finalement en février 2030 on mérite mieux que ce récit.
On me dit mais tu profonds météo climat parce que peut être qu'il va neiger.
Donc eux ils se sont appropriés.
Les rhétoriques scientifiques à leur propre compte en disant mais de toute façon c'est pas grave, on l'a fabriqué à la neige et c'est à qui aujourd'hui de fabriquer la neige c'est devenu de l'adaptation.
Et c'est fou parce que en fait, l'argument principal c'est de dire on va se servir de l'argent des JO pour avoir de l'argent pour la transition, parce que la transition coûte cher la transition.
Et puis on peut pas changer en un claquement de doigt le modèle économique.
Alors là tu vois avec tes 2 arguments, oui mais la Cour des comptes 2008A la transition et puis on peut pas changer en un claquement 2008 à la Cour des JO pour la Cour des comptes 2018 à la course à la transition 2008 alors 2008 alors 2 Maison 1008 à la centre à la transition
Il faut faire attention, comme ils n'ont rien fait en 2008, en 2011, la Cour des comptes revient en disant, Les actes ne sont pas adaptées au dérèglement climatique, ils font rien, on est à 2008, 2011, 2024.
La Cour des comptes déboule alors là le rapport gigantesque, magnifique.
Qu'est ce qu'ils disent ?
Ben la Cour de compte est devenue idéologue hein.
Franchement, ce sont des militants à la Cour des comptes maintenant.
Enfin, elles sont pas d'accord avec.
Vous donc ils demandent encore un petit peu de temps.
Alors dans ces cas-là qu'est ce que serait la logique de dire oui il y a besoin d'argent pour la transition et il y a besoin de temps.
Allez, on oublie ce qui n'a pas été fait, on repart à 0, donc combien d'argent il faut, pour quel modèle, dans quel calendrier ?
C'est ça un business plan en fait.
Si j'ai bien compris mes études, d'abandes parce que tu pars au moins sur quelque chose de concret.
Ben là il y a pas en fait parce que on a compris qu'il y a pas de modèle économique qui va remplacer le modèle économique de ce qui ça tout le monde l'a bien compris et c'est pour ça qu'on y va pas.
et on oublie toujours qu'il y a des habitants sur les territoires et d'enfermer le récit.
Parce que on parle beaucoup de ski, mais la montagne c'est de l'agropastoralisme, des Hydro, des usines hydroélectriques, des habitants qui vivent d'autres choses, des entreprises qui sont entre vallées et fond de montagne, qui souffrent et qui ont peur aussi.
Ils ont les mêmes craintes que le milieu du ski et de se mettre tous ces acteurs là autour des tables.
D'écouter les craintes, d'écouter les craintes de tout le monde.
On sort les exploitants hein, les exploitants accompagné des Alpes qui entourent de table.
OK Ben non en fait t'es là, mais t'écoutes quoi, t'as pas de pouvoir décision, faut créer de la médiation neutre, c'est le plus dur, mais cet argent, je me dis, pourrait tellement servir à une vraie transition.
On a compris ce qu'on devait faire sur la mobilité, on a compris ce qu'on devait faire sur la rénovation énergétique, on a compris que tout le monde a un petit peu peur du changement.
Faut travailler les craintes, écouter les peurs et les craintes.
Et parler vraiment transition mais finalement adaptation en montagne, qu'est ce qu'on peut faire aussi des gens par exemple qui travaillent aux remontées mécaniques ?
Cette fois je suis intervenue pour le syndicat FO et une dame très justement me dit mais moi j'habite dans dans cette station, je donne des perches et j'entretiens des remontées mécaniques.
Je veux pas aller à l'usine en ville en bas.
Bah ça s'entend en fait.
Mais du coup quelle économie on recréer ?
Parce qu'on effectivement on va pas faire comme nos arrière grands-parents, aller travailler tous aux aciéries à Ugine et cetera, c'est c'est pas génial, je veux bien, je veux bien l'entendre.
Et qui on est pour dire aux gens d'aller travailler ailleurs quoi ?
Mais au moins on aurait un plan économique qui prévoit l'annualisation sur d'autres métiers avec du double triple diplôme de la formation ça.
On la même, on va arriver tôt ou.
Tard, donc ça va, ça va arriver ou alors ça n'arrive pas.
Et les villages se développent vraiment.
Enfin peut être qu'on va vivre des réfugiés climatiques de personnes dont on n'a pas pris en en compte ou qu'on n'a pas pris en compte des gens qui vont être obligés de descendre et transhumance ce que vivaient nos grands-parents.
Peut être qu'on va aller vivre malgré nous, mais du coup c'est dommage parce que pour limiter la casse faut juste anticiper et planifier.
Et cet argent des JO ?
On va peut être arrêter d'en faire de la neige quoi, et en fait ?
Cet argent des JO ?
Pourrait tellement servir déjà à l'organisation de moratoire et de parler en vrai de qu'est ce qu'on fait des sujets climat, des sujets de grands événements dont les JO qui dépendent d'une matière première qui n'est plus première.
Quand tu industrialises la fabrication de la neige, c'est un procédé industriel qui doit être rentabilisé, on doit rentabiliser la tombée de la neige.
Et finalement nos JO dans les Alpes, on les a l'année prochaine hein ?
En 2026 à Cortina Italie Hein ?
Quand tu regardes sur une carte, tu mets un pins sur cortina et un pins sur la place avec le monde autour.
C'est le même pins hein en fait hein.
Donc il YA1 moment.
Il va peut être falloir mutualiser et arrêter de dire qu'on veut nos propres JO par pays alors qu'on fait partie du même massif si je vois en petit et du même monde en grand.
Quand les Alpes organisent des JO, organisent des JO en 2026 avec les scandales qu'il y a pu y avoir pour Cortina Milan, notamment la piste de bobsleigh.
Pourquoi on rénove ?
Encore une piste de bobsek à vol d'oiseau à 400 km de là.
Il y a bah moi OK Monsieur Jean Luc Boc de la Plagne tu veux ta piste de bobsek mais est ce qu'on doit le faire ?
Et là il y a pas d'autorité suprême qui qui régule ça et et à qui on a demandé d'un point de vue démocratique à la population, non, on n'a rien demandé à la population, on leur dit ça va être génial, mais on s'aperçoit qu'il y a des dizaines de groupes citoyens.
Qui s'oppose à ces JO et qui emmène du coup la France devant l'ONU ?
Là, et c'est une première mondiale, l'ONU demande à la France de justifier le déni démocratique environnemental concernant l'organisation des JO, c'est une première.
Alors après avoir bien déprimé, c'est quoi la montagne dont tu rêves toi ?
Tu parles de d'une montagne à vivre toute l'année et non plus justement juste une machine à ski.
Pour vivre sur les territoires aujourd'hui, on doit créer de l'autonomie économique.
Qui ne dépend plus de ces activités et qui finalement on peut se couler par terre, vont s'arrêter de créer, recréer de la solidarité, recréer de la, de la, de la solidarité entre villages, de repeupler des villages à l'année qui ne dépendent pas d'un modèle économique qui qui s'effondre.
Ça veut dire que on doit stopper la fuite des habitants pour recréer de l'habitation permanente.
Pour moi, on doit stopper l'urbanisation.
On a assez de lits à remplir occupe non du bâti et en fait quand on s'occupe du bâti, on le rénove énergétiquement et on permet à la population de rester là.
On parle des des sous des JO, on recrée de la concertation disant quelle quelle économie puisque on vit pas d'amour et d'eau fraîche malheureusement.
Mais quelle économie serait pérenne dans ces villages qui recrée une dynamique citoyenne de territoire qui ne dépend pas ou qui dépend moins du tourisme ?
En vrai alors que Val d'Isère continue à faire son tourisme, l'hyper luxe avec ses hélico, bah voilà, eux ils vont-ils vont le faire.
Mais surtout ne pas empirer la situation, aggraver la situation ailleurs.
On doit aujourd'hui parler des écosystèmes qui meurent en montagne à +4 les forêts vont brûler.
Qu'est ce qu'on fait pour préserver ces ces forêts ?
Et Ben on doit plus capter l'eau parce que les gorges les sols gorgés d'eau.
Donc c'est créer, en créer finalement.
De la régénération de de nature, hein, ça fait pas rêver Vous voyez, c'est pas un modèle économique et où tu si on met plein les fouilles.
Mais finalement c'est ce qu'il faudrait faire en vrai.
Tu parles de villes de ski qui pourraient devenir des écoles de la nature ?
Exactement.
Alors aujourd'hui d'emmener les enfants.
J'ai, j'ai reçu un mail là d'une dame de Genève dont l'école de ses enfants emmène en classe de neige et elle me dit qu'elle se bat pour que ce soit une classe de montagne.
Ramenons les enfants à la montagne.
Arrêtons Auvergne Rhône Alpes qui subventionne les écoles pour aller en classe de neige ?
Non, allons en école de la campagne, en école de la montagne, en école de la forêt, en école de l'agriculture, un petit citadin, les citadins qui montent dans une ferme et qui a qui découvrent les les métiers de l'agro, de l'agroforesterie, de l'agropastoralisme, c'est juste magnifique ça c'est une volonté politique.
Quand je parle politique, on me dit non mais parle juste de la montagne, mais la montagne est politique.
Tout ce qui est concentré sur le sur le.
Le la focalisation de l'imaginaire neige ne doit plus être de la promotion.
On pourrait imaginer aussi créer un conservatoire comme il y a le conservatoire du littoral, un conservatoire de la montagne, le conservatoire du littoral achète des terres qui sont stratégiques, où on Touche pas et on s'aperçoit que la biodiversité y vit très bien.
Pourquoi est ce qu'on ne dirait pas ?
Tout ce qui est glacier, puisque c'est notre eau potable, devient un conservatoire national de la montagne, on le crée.
Et dedans on n'a pas que des lobbys qui font leur truc.
Et en fait on on parle, on parle en vrai intérêt, intérêt de ces de ces écosystèmes qui seraient mais carrément du coup alors on dit il faut pas mettre la montagne sous serre ?
Ben peut être qu'il faut mettre la montagne sous serre à quelques endroits.
On pourrait créer par exemple prendre un village phare qui est genre le symbole Chamonix et dire on fait test à Chamonix on construit plus de 9 et on fait un test comme un laboratoire vivant de ce qu'on devrait faire ou pas.
Et au moins, on a un modèle clé pour ça.
Il faut un maire qui ait envie de le faire, des élus qui suivent.
Et si ça c'est et si c'était pas un groupe de citoyens qui impose en fait que Chamonix devienne le laboratoire où on cesse d'aggraver la situation parce qu'on étouffe et qu'on est au pied des glaciers qui fondent.
On recrée un laboratoire économique différent où on s'occupe enfin des écosystèmes.
Et puis on change la gouvernance économique, finalement du modèle, on arrête de de construire du 5 étoiles.
On convertit en logement permanent.
On permet aux gens de penser un modèle économique différent qui est autre que le si.
Parce que quand on est en mode, quand t'es dans une machine à laver où on te dit que tu vas vivre du ski, du ski, du ski, t'as même plus la faculté de penser que tu pourras faire autre chose en fait.
Et c'est ça se dire on permet pas aux gens l'intelligence collective, mais ça c'est fou quoi.
Et puis on pourrait mettre en place des structures qui encadrent la médiation, vraiment neutre, c'est à dire ?
Tout ce qui est moniteur.
Bah oui les moniteurs c'est triste, un jour selon les altitudes ils auront plus de job très vite quoi et qu'est ce qu'on fait d'eux ?
Il faut bien qu'on leur qu'on leur permette de vivre aussi ce double triple diplôme.
On doit plus aujourd'hui former des moniteurs juste au ski, c'est pas possible en fait.
Alors ils vont dire oui mais il y a déjà un double diplôme qui existe.
Oui mais pendant la formation on te dit que tant qu'on fabrique la neige tout va bien.
Et en fait quand t'as 20 ans, bah quelquefois t'as pas le recul ou la présence d'esprit ou la hauteur pour te dire raconte des blagues.
Si si, t'écoutes pas ton ton podcast.
Et Ben les gens ne savent pas.
Mais c'est vrai parce qu'en fait.
Tout leur écosystème tourne autour de ça donc, et puis.
En montagne, on est dans des territoires ruraux et et c'est pour ça qu'il faut l'information, elle est primordiale.
On est dans des territoires très reculés.
Pour aller à Briançon, moi je mets, je mets mais je sais pas combien, 1, 3, 4 h alors que on dit mais ils sont en montagne.
Mais en fait on doit permettre à l'information vraie de circuler.
Et pour ça il faut absolument que les élus cessent de mentir ou cessent d'être dans dans le déni.
C'est c'est plus difficile, mais au moins qu'il y ait les contradictoires citoyens soient écoutés en face des élus.
Et enfin moi je me dis tout le temps puisque les élus nous disent.
Et Ben les Assos sont les entendances pêcheurs de tourner en rond.
Les idéologues, on est légitime parce qu'on est élu.
Et Ben faut être élu en fait.
En fait, il faut être élu, il faut aller dans les conseils municipaux, il faut monter les listes citoyennes pour les prochaines municipales et il faut présenter des projets durables.
Ce que fait une association quand elle stoppe une bassine pour présenter un projet durable ou un peu plus propre.
C'est de la.
Politique, c'est de la.
Politique sorte que t'es une asso et on te dit fois les assos ils nous enquiquinent là ils les ont empêchent de tourner en rond, on va les prendre, on va les prendre un rendez-vous 1 h, comme ça on dirait qu'on a fait de la concertation.
OK et Ben soyons élus et je pousse moi les assos aujourd'hui à être élu à Chamonix.
Il YA1 groupe citoyen mais magnifique dans le Vercors, en tarentaise.
Dans le dans des villes qui sont limitrophes aussi de la montagne, parce que je sais pas où trop où est la la, la frontière de la montagne.
Annecy est en montagne pour moi.
Mais du coup, il faut pousser ces listes citoyennes qui vont proposer des projets propres en.
Fait, et alors ?
Comment on peut faire aussi pour agir avec avec vous, avec résidence montagne ?
Qu'est ce que les gens qui les nous écoutent ?
Ils peuvent faire ?
Alors en fait là en début début janvier, je vais lancer 1 1 grand plan d'adhésion.
À résidence montagne, à l'euro symbolique et pour créer en fait du groupe de discussion parce que je m'aperçois que ça tourne beaucoup autour de moi mais que il y a tellement de monde qui remonte de l'info.
Donc il y a des gens qui veulent pas être visible et et il y en a aujourd'hui qui me disent mais moi je peux travailler dans les Pyrénées, ce genre de problématique.
Et en fait comme je de se déplacer coûte de l'argent et qu'une association est pauvre, je limite quelques fois mes déplacements.
Il faudrait créer des groupes autonomes.
Par territoire puisque parce qu'on traite pas des problématiques pareilles et ça en fait moi je vais lancer un grand plan début 2026 d'adhésion où les gens y aurait des groupes de travail sur leur territoire où ils seraient concernés directement.
C'est à dire que quels sont les grands arguments ?
Qu'est ce qui est du greenwashing, qu'est ce qui est la réalité ?
Qu'est ce que sur sur ce territoire il serait judicieux de mettre en place plutôt que d'autres d'autres choses et je.
Et et et de se dire Ben on constitue des groupes de travail et et on y va en fait et on y va et on va voir les mairies et et on travaille.
Il faut-il faudrait que j'ai beaucoup plus d'adhérents en fait pour avoir un vrai poids, faudrait que résilience montagne aille en recours juridique et pour ça faut de l'argent.
Donc l'association est est d'intérêt général pour le moment défiscalisé, mais l'état armé c'est en cause.
Donc chaque don permet à l'association de vivre, de d'aller en conférence.
Par exemple les associations, quand je vais en conférence en association, je fais pas payer les associations quand on on me donne une rétribution parce que je suis intervenue.
Je n'encaisse rien.
Moi je je mets à à l'Association et ça permet de faire vivre parce qu'il y a des frais de communication, il y a des frais de serveur, il y a des frais.
Là, je vais avoir des des stagiaires par exemple, qui vont me travailler de comment toucher la cible étrangère sur les problématiques du ski, sachant que je ne veux absolument pas de subventions d'État ou étatiques ou de collectivités pour ne pas dépendre de de en quoi que ce soit.
Du coup, oui, l'argent et le nerf de la guerre, la constitution de groupes de travail par territoire de montagne.
Ce serait vraiment génial.
En fait, ce serait vraiment super.
Pourquoi ça te tient à cœur, toi, de faire tout ça ?
Parce que je me dis que ça vaut le coup parce que depuis que j'ai je me rends compte de ces problématiques là, chaque année ça presse un peu plus et que finalement je me dis il est jamais trop tard pour essayer de mieux faire.
Et je vois que ça embarque.
Tu vois y a quelques années, et quand on me disait mais tu parles, on montre qui ?
Pourquoi ?
Soit je montais un cabinet de lobbying ou je rentrais dans un système de facturation comme avant, soit je montais une asso pour parler intérêt général et finalement je crois à l'intérêt général et je me dis il faut absolument que la pression citoyenne s'érige contre.
Ce pouvoir qui nous fait aujourd'hui croire tous ces mensonges.
Et je dis pas que c'est facile, mais je vois que la mobilisation citoyenne fonctionne tous les jours autour de moi, la mobilisation citoyenne fonctionne.
Le groupe, le comité qui est emmené par Delphine Lara sur les Jeux olympiques, réussit à ouvrir un dossier à l'ONU.
Première mondiale.
Quand beauregard flanche, ça donne de l'espoir à des dizaines d'assauts.
Quand des records citoyens gagnent contre Tony Parker Punaise c'est quand même Tony Parker le gars, il est blindé d'avocats quand la tarentaise m'appelle parce qu'une zone naturelle va être démontée par 111 défilé de mode de mon Clerc en en une semaine.
Mon Clerc dit finalement on le fait sur l'altiport et finalement si si on se laisse faire alors il gagne et il gagne pas pour notre bien.
Donc en fait de ne pas se laisser faire, c'est juste de remonter la vérité.
Et aujourd'hui dans ce monde de post vérité, qu'est ce que la vérité est importante ?
Je veux pas, je veux pas laisser faire.
Et quand je vois la politique d'extrême droite qui gagne tellement de terrain, donc de la dérégulation, donc les modèles économiques qui vont vers l'extrême droite parce qu'ils veulent continuer leur bazar, je peux je peux pas laisser faire ça.
Je peux pas pour pour moi, pour mes enfants, pour tout le monde, pour la nature, pour pour tout en fait.
Je je serais en dépression si je laissais faire.
Bah c'était un très beau discours merci.
CONCLU
Vous l'avez compris les montagnes bah c'est pas un parc d'attraction, c'est des petits territoires vivants, fragiles, habités, qui nous donnent de l'eau, du climat, du refuge, et bah qui sont en en danger pourtant.
Bah ton parcours le montre, bah rien n'est écrit, on peut quitter un système pour essayer de de le renverser.
Conclusion : comment continuer à vivre ensemble sur des territoires qui s'effondrent
On peut aimer la montagne sans sans la consommer.
Donc bah merci Valérie de nous rappeler que la question c'est pas comment sauver le ski mais bah.
Comment continuer à vivre ensemble sur des territoires qui s'effondrent et et qu'on aime ?
Vous pouvez soutenir résilience montagne avec un don.